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Année 2012 résidence

Laure Giraudeau et Kazumi Taï

Pour la cinquième année consécutive, l’association Campagn’art reçoit deux artistes en résidence durant trois semaines. Un gîte confortable et une bourse de création de 1 500 euros sont alloués à chaque artiste afin de couvrir ses frais de déplacement et ses achats de matériaux. Une opération financée par l’association avec le concours des collectivités locales et d’une aide du fonds européen Leader.

Avec Laure Giraudeau, une artiste toulousaine qui enseigne au musée Saint-Raymond, c’est la céramique qui aura droit de cité aux côtés des grandes installations de Kazumi Taï, artiste japonaise installée à Paris depuis vingt ans et qui travaille essentiellement le verre. Elle se tournera cependant pour ses compositions gersoises davantage vers le bois et les fibres naturelles. Pour toutes deux, il s’agit là d’une première expérience. Elles ont carte blanche et peuvent donner libre cours à leur imagination et tenter toute expérimentation.

Trois semaines de travail Une facilité de travail qu’elles ne trouvent pas au quotidien dans leur environnement habituel. Trois semaines détachées de toute contrainte et la possibilité de travailler sans interruption ont particulièrement intéressé Laure Giraudeau.

 

« Laure Giraudeau est une céramiste toulousaine, et Kazumi Taï est Japonaise. Elle vit à Paris depuis vingt ans où elle travaille le verre et fait des installations. Elles sont aux ateliers de Saint-Martin, un village qu’elles ne connaissaient pas mais dont elles ont tout de suite apprécié la qualité de l’accueil et les conditions dans lesquelles elles vont pouvoir travailler. Laure Giraudeau n’a pas hésité poser sa candidature quand elle a vu qu’elle pourrait disposer d’un four pendant trois semaines et ainsi faire des recherches autour de la céramique. Un choix qu’elle ne regrette pas : «L’accueil est épatant et j’ai la chance d’avoir les conseils pratiques de Dominique Bernier, membre de Campagn’Art, pour l’utilisation du four. Trois semaines qui vont me permettre d’expérimenter des choses, de faire ce que je n’ai pas encore pu faire.»

 

Kazumi Tai travaille le verre, le bois. C’est une plasticienne dont la finesse et la légèreté des créations sont séduisantes. ( la dépêche)

A campagn’art, Kazumi Tai a choisi d’expérimenter le fil de rotin coloré comme une sorte de geste graphique dans l’espace. Le matériau vendu en rouleaux garde la mémoire de la courbure et Kazumi sait utiliser dans son dess(e)in la souplesse et la rigidité conjuguées du rotin qu’elle immobilise à l’aide de petits noeuds de raffia.. Les lignes colorées uniformes accrochent la lumière dans des dégradés subtils et si elles semblent anarchiques au premier regard, elles révèlent au gré de nos déplacements et de nos points de vue une multitude de formes très dynamiques. Et c’est le paradoxe de cette composition complexe entre le gribouillis et la géométrie. Des formes graciles qui animent délicatement l’espace mais qui suggèrent une formidable tension derrière les petits noeuds qui les immobilisent. On peut regretter que tout le travail nécessaire à la mise en valeur de cette sculpture ne puisse être réalisé à Saint-Martin, mais nous présumons que Kazumi Tai saura exploiter cette oeuvre dans des installations ultérieures.

 

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