M-H Leny

Formée à l’école régionale des beaux arts de Rouen, Marie Hélène Le Ny obtient un diplôme national supérieur d’expression plastique en 1985 et devient titulaire du DEA d’esthétique en 1992 sur la notion de modèle en photographie.

Dans le cadre de la résidence d’artiste, elle se propose de rencontrer des femmes de la région susceptibles de participer à son projet photographique intitulé selon la formule de Simone De Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Elle s’interroge sur la condition féminine et souhaite faire entendre des voix de femmes multiples et dissemblables.

Que ce soit avec« photographies de familles » « de l’autre côté du miroir » « cité refuge », « Provisoirement définitif » et autres travaux, M.H. Le Ny témoigne d’un regard attentif aux autres dans leur altérité, avec une réflexion sur nos comportements et leurs conséquences.

Taï -Jen Peng est Taïwanais et pratique depuis 10 ans les arts plastiques. Arrivé depuis peu en France, il cherche à découvrir des horizons artistiques nouveaux.
Le projet qu’il présente pour la résidence s’appuie sur un concept très personnel de « végétation-homme » . Le concept « végétation » symbolise l’attachement affectif, le parasite qu’est le souvenir, la nécessité du contact, de l’enlacement. Pour lui, les hommes se nourrissent mutuellement, puisant leur force dans l’Autre. Toute rupture crée un déséquilibre que l’homme dépossédé rafistole à sa manière pour survivre.
Taï-Jen Peng va lui aussi à la rencontre des gens de notre ruralité, ceux qui vont évoquer des espoirs déçus, des ruptures, des manques, des douleurs qu’ils ont su maîtriser. Il livrera ensuite leur portrait.. La force du trait et la maîtrise des couleurs nous ont fait entrevoir des portraits émouvants de violence, de poésie ou de tendresse…